Tract d’appel pour manif interpro anti-précarité 4/12

samedi 4 décembre 2004

Plan Borloo : Solidarité en baisse et coercition sociale en hausse
Non à la précarisation accrue de nos vies

Pour plus de 5 millions de personnes en France, le « travail » c’est :

- de moins en moins de possibilité d’avoir un « vrai » emploi, répondant aux normes légales : CDI, 35heures, minimum le SMIC. Il y a moins d’une offre d’emploi pour 10 demandeurs à l’ANPE. Depuis 20 ans, plus de 80% des offres d’emploi proposées sont du travail précaire

- c’est aussi l’impossibilité d’obtenir le financement d’une formation choisie et diplômante. L’offre de formation se résume de plus en plus à une adaptation aux postes de travail, en réponse aux demandes immédiates du MEDEF(et souvent même, pour en obtenir le financement, il faut présenter une promesse d’embauche !). Ainsi le PARE sert-il de plus en plus à faire financer par la collectivité la politique de formation des entreprises. Quant aux « métiers sous tension » (où il manque du monde, parce que souvent mal payés, avec des horaires et des conditions de travail impossibles) il est impossible de s’y faire financer une formation qualifiante, même pour des tâches aussi utiles qu’ infirmières, aide-soignantes...

- c’est enfin la pression renforcée des institutions « d’aide à la recherche d’emploi » et « d’insertion » qui obligent les demandeurs d’emploi soit à « accepter » toute prescription : évaluations, ateliers de travail sur le projet, le CV, les lettres de motivation... (cequi permet aux politiques de dire qu’on s’occupe d’eux), soit à prendre en désespoir de cause (quand il y en a) toute mission ou n’importe quel boulot de merde.

Pour tous les salariés, la précarisation du travail sert à faire pression sur leurs revendications et sur leurs capacités de résistance collective aux tentatives te destruction de leurs droits

Dès le 1er janvier 2005, si la loi de « Cohésion sociale » est votée par le Parlement, puis promulguée par le gouvernement , la situation de tous va encore se détériorer :

- Les emplois précaires et déréglementés par rapport au Code du Travail vont encore se développer (RMA, « contrats d’activité...). Le patronat va encore renforcer son contrôle sur l’offre d’emplois (précaires) et la formation (Maisons de l’Emploi)

· Les chômeurs seront encore plus souvent contrôlés (par l’ANPE, l’ASSEDIC, la Direction du Travail...), plus souvent radiés (il suffira d’une absence à une convocation de ces mêmes organismes, des agences d’intérim ou des mairies...). Les allocations de chômage seront réduites ou supprimées s’ils refusent un emploi (de plus en plus précaire)· Les salariés en poste pourront être licenciés, s’ils refusent une baisse de salaire ou un changement de leur lieu de travail.
Le rôle des Services Publics sera encore amoindri : L’ANPE sera mise en concurrence avec des agences privées de placement. De même, les « services à la personne » ne seront pas des missions de services publics, mais de nouvelles sources de profits pour les « entrepreneurs ».

Le »volet logement » du Plan Borloo favorisera le développement du contrôle social en facilitant les démolitions de quartiers populaires, le développement de logements précaires et la réalisation de logements uniquement pour les classes moyennes ou aisées.

· En ce qui concerne le volet « égalité des droits », ceux qui sont déjà moins égaux que les autres le seront encore moins : par exemple la carte de résident de 10 ans, gagnée par la « marche des beurs » en 1993 sera soumise au respect du « contrat d’accueil et d’intégration ».

Comme TAPIE avant lui, BORLOO c’est aussi de l’esbrouffe. Sa « cohésion sociale », c’est en fait la poursuite de la destruction des repères de solidarité dans la société : Retraite et Sécurtité Sociale solidaires, Services Publics.... C’est l’apologie de la concurrence et de la loi de la jungle.

Pour le retrait du Plan Borloo !
MANIFESTATION RÉGIONALE LE SAMEDI 4 DÉCEMBRE
Départ Place Bellecour à 14h

A l’appel de :AC !-Rhône, AC !-Isère, APEIS-St Etienne, Collectif Vaudais des Privés d’Emploi et Précaires, Collectif Départemental CGT- Chômeurs du Rhône, UD-CGT du Rhône, G10 SOLIDAIRES, NU-ANPE, SNU-TEFI (FSU), SUD-Education, SUD-ANPE, FERC-CGT, Syndicat CGT Conseil Général du Rhône, ATTAC Rhône, FSU 69...


Documents joints

tract 4/12/2004
tract 4/12/2004