Déclaration intersyndicale au CDEN au sujet des élèves sans toit et des pressions subies par les personnels

jeudi 31 janvier

Alors que la mise à l’abri des enfants constitue un objectif majeur des politiques publiques (plan de lutte contre la pauvreté, octobre 2018), une centaine d’enfants sont encore sans abri sur la Métropole de Lyon, plus de deux mois après l’ouverture du renfort hivernal.
Révoltés par cette situation, enseignants, parents, citoyens se mobilisent avec le collectif Jamais Sans Toit, soutenus par les organisations syndicales de l’Éducation, CNT-FTE, SGEN-CFDT, CGT- Educ’action, SNES-FSU, SNUipp-FSU, SUD Éducation, ainsi que par la FCPE 69.
Il est insupportable aux enseignants comme aux parents d’élèves de voir leurs élèves ou des camarades de classes de leurs enfants, retourner à la rue chaque soir. Cet état de fait est humainement intolérable.
Pour un nombre certain d’enfants, ni l’Etat, ni la Métropole, ni la municipalité ne propose de solution pérenne. Alors la solidarité citoyenne s’organise. Les écoles sont bien souvent le dernier recours des familles en situation de grande précarité. Nous ne comprenons pas et ne voulons pas accepter que des enseignants soient intimidés par leur hiérarchie et subissent des pressions, alors qu’ils accueillent chaque jour ces élèves dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés. Des explications sont nécessaires sur les pressions que l’académie du Rhône a faites sur des enseignants vaudais.
Les actions menées par Jamais Sans Toit sont destinées à mettre à l’abri des enfants, leur famille et à attirer l’attention sur ces situations graves et sur une politique d’hébergement d’urgence notoirement insuffisante. Elles n’entendent pas entraver les démarches entreprises par les autorités, ni mettre en rivalité les situations difficiles entre elles.
Nous souhaitons donc, Monsieur l’IA-DASEN, que vous nous explicitiez la présence, de la Proviseur Vie Scolaire et d’un Inspecteur d’une autre circonscription à l’école Paul Langevin ce lundi, ainsi que leur allocution sur les risques pénaux encourus par l’équipe enseignante en cas d’occupation.
Nous souhaitons par ailleurs, Monsieur le Préfet que vous nous apportiez des
réponses sur votre position vis-à-vis de la situation de ces enfants et familles, ainsi que vis-à-vis des mobilisations citoyennes au sein des écoles.

Signée par SGEN-CFDT, la CGT Educ’action, CNT, FSU, SUD Education, FCPE