Ni la covid, ni le ministre ni le recteur ne doivent avoir la peau de notre droit à la formation et de nos conditions de travail

lundi 13 juillet 2020

Les enseignant·es et CPE de collège et lycées de l’académie de Lyon ont reçu de leurs IPR (inspecteur·rices pédagogiques régionaux) un courrier daté du 7 juillet visiblement dicté par le recteur les informant :

- Que les sessions de formation continue ne commenceraient pas avant novembre afin de privilégier les heures d’enseignement avec les élèves après la complexe période de confinement.

A cette occasion, nous exigeons que, sous les mauvais auspices de la pandémie, le droit à la formation des personnels ne soit pas réduit et rappelons qu’une formation continue avec des sessions choisies par les personnels eux-mêmes est une nécessité pour l’École. Par ailleurs, nous rappelons que seules sont concernées les formations organisées par l’administration et en aucun cas les formations syndicales qui ne relèvent pas de sa compétence. SUD éducation organisera donc des formations dès avant novembre d’autant que la période de confinement puis de déconfinement a été particulièrement nocive pour les libertés individuelles et les droits collectifs.

- Les IPR, avant de conclure leur courrier annoncent : " Enfin, de nos expériences respectives, nous pourrons tirer des enseignements durables : pédagogie hybride, en distanciel, asynchrone, apports de l’évaluation formative, projets interdisciplinaires et multidisciplinaires, bénéfice du travail d’équipe et d’un regard nouveau porté sur le travail de l’élève."

Au delà du jargon blanquérien, nous refusons que l’urgence sanitaire soit utilisée pour dégrader les conditions de travail et d’étude. Face à la pandémie, les personnels se sont adaptés pour maintenir un cadre scolaire avec leurs élèves, avec leur propre matériel, sur leur propres deniers puisqu’aucune prise en charge des coûts n’a été envisagée par l’administration, sans que le ministre ne prenne la peine de défendre les personnels de l’éducation victimes d’un nième profbashing. Alors non, nous ne participerons pas à notre propre exploitation, nous n’entendons pas
réfléchir à notre propre hybridation entre distanciel et présentiel tant pour nos enseignements que lors de nos formations.

La "nation apprenante" devra se passer de profs 2.0 moitié mutant·es moitié cyborgs. Notre métier ne peut se concevoir qu’au contact direct avec les élèves, avec l’émulation collective qu’il entraîne. Les aspirations des élèves aux sortir du confinement, les inégalités face aux "distanciel", ne peuvent que confirmer ce choix. Quant à l’utilisation des outils numériques et des technologies de l’information elle doit relever de nos seuls choix pédagogiques et en aucun cas nous être imposée.

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