Nos élèves sont aussi vos enfants !

Contre l’école de la "confiance"
jeudi 28 mars 2019

Toutes les bonnes raisons de lutter pour une éducation nationale publique de qualité... et donc contre les lois Blanquer.

Voici ce que le gouvernement prévoit pour vos enfants :

• Les écoles primaires, à « taille humaine », adaptées aux enfants, deviendront des Établissements Publics des Savoirs Fondamentaux (EPSF) : le projet de loi programme la disparition des écoles primaires dans les communes, telles que nous les connaissons. Le/la principal.e du collège de secteur gérerait ces établissements aidé d’un.e adjoint.e en charge de plusieurs écoles. Pour les parents, la proximité avec les directeurs et directrices sera mise à mal.

La carte scolaire n’existera plus, le projet de loi fait disparaître du Code de l’Éducation l’obligation pour l’état d’accueillir les enfants au plus près de leur domicile. Les élèves seront scolarisé.e.s dans l’établissement où il y aura de la place et qui ne sera pas forcément l’école de quartier.

Moins de classes maternelles avec la création de jardins d’enfants sans enseignant-e-s formé-e-s. Le projet de loi annonce une scolarisation obligatoire dès 3 ans. L’État financera donc des maternelles privées alors qu’aujourd’hui 97 % des élèves de 3 ans sont déjà scolarisé.e.s. Il est prévisible que le budget des écoles publiques soit fortement impacté.

De plus en plus d’enseignant-e-s seront recruté-e-s sans formation pour enseigner dans le premier degré. Dans les collèges et lycées, des surveillant.e.s par ailleurs étudiant.e.s pourront enseigner en responsabilité dans les classes, face aux enfants.

• Certaines classes à petits effectifs existent en REP+ (CP et CE1) mais de nombreuses classes travaillent avec des effectifs importants car les moyens sont constants.

• L’inclusion des élèves en situation de handicap sera mise à mal par des moyens d’accompagnement trop faibles aussi bien dans les écoles que dans les établissements du secondaire. C’est une inclusion à tout prix mais sans moyen mis sur l’accompagnement dans les classes, sans formation spécifique des enseignant.e.s ni des rares accompagnant.e.s. Une scolarité douloureuse pour les familles, les élèves porteur.euse.s de handicap, et les autres.

A cela s’ajoute :

La réforme du lycée, avec la perte du caractère national du baccalauréat, la disparition des filières au profit de spécialités inégalement réparties sur les établissements. Les élèves de classe de seconde devront choisir des options qui détermineront déjà leur orientation. Cette réforme est très inégalitaire en fonction de la taille et de l’implantation des lycées et va provoquer immédiatement une augmentation du nombre d’élèves par classe.

La réforme du lycée professionnel va réduire le nombre d’heures d’enseignements pour les élèves et rendre ainsi plus complexe toute poursuite d’étude dans le supérieur.

Une diminution des moyens dans le secondaire qui aura pour conséquence une augmentation du nombre d’élèves par classe et une augmentation record du nombre d’heures supplémentaires imposées aux personnels.


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