Emancipation n’oublie pas les traîtres

Les répercussions électorales de l’affaire Roland Veuillet
vendredi 2 décembre 2005

Les collègues d’Emancipation (tendance intersyndicale de l’éducation nationale), appellent à ne pas voter pour les candidat-e-s SNES/FSU au scrutin national des CPE (ainsi qu’au scrutin CPE de l’académie de Montpellier).

Il faut rappeler qu’en 2003, trois CPE élues SNES ont permis au recteur de Montpellier de sanctionner injustement un militant.

Article à lire si vous croyez encore que la FSU est autre chose que le fan-club du ministre.

Emancipation a écrit à la direction nationale du SNES/FSU pour demander la démission des trois commissaires paritaires qui avaient voté pour des sanctions à l’encontre de Roland Veuillet, un militant syndical jugé trop actif... commissaires qui se trouvent à nouveau éligibles en 2005.

Alors que tous les autres repésentants du personnel avaient fait bloc pour soutenir Roland Veuillet lors de son conseil de discipline truqué, le vote des élues SNES/FSU a permis...

1/Au recteur de légitimer une mutation disciplinaire de Nîmes à Lyon contre Roland Veuillet.

2/Au tribunal administratif de motiver le maintien de cette sanction injuste.

Ce vote risque de motiver une décision équivalente de la Cour Administrative d’Appel. Le Conseil Supérieur de la Fonction Publique demande pourtant l’annulation de cette sanction injuste, mais Robien s’en moque.

Emancipation appelle ses membres candidat-e-s sur une liste FSU à démissionner. Un collègue CPE de l’académie de Nantes l’a déjà fait.

Faute de réponse à son courrier, Emancipation appelle publiquement à ne pas voter SNES/FSU pour les élections CPE nationales (et académiques, à Montpellier).

La lettre d’Emancipation :

Emancipation Tendance Intersyndicale, Périgny, le 24 novembre 2005

Aux cosecrétaires nationaux, aux membres du secrétariat national, bureau national et de la CA nationale.

CherEs camarades,

La semaine dernière, lorsque les listes de candidats aux élections paritaires ont été publiées, nous avons découvert, que les trois commissaires paritaires qui ont voté pour des sanctions lors du conseil de discipline de Roland Veuillet, étaient têtes de liste académique de Montpellier et pour l’une d’entre-elles sur la liste nationale en position éligible.

Ces commissaires paritaires ont voté, seules dans la partie syndicale, des sanctions à l’égard d’un militant syndical, ancien syndiqué au SNES, en butte à la répression. Roland Veuillet passait en conseil de discipline pour son soutien au mouvement de grève des surveillants de 2003, soutien conforme à la position du SNES sur la non appartenance des CPE à l’équipe administrative. Le vote des trois commissaires paritaires pour des sanctions a accrédité la position inverse. Ce vote a permis au recteur de justifier sa décision de mutation d’office et a servi de motif au Tribunal administratif pour ne pas annuler la sanction inique de R. Veuillet.

Nous avions été un certain nombre à demander que ces personnes démissionnent et qu’à défaut elles soient désavouées par le syndicat. Vous avez refusé, ce qui a permis aux élues qui avaient commis cette faute grave de se prévaloir du soutien de la direction, de laisser entendre que si c’était à refaire elles le referaient, et d’entretenir des rumeurs à l’encontre de R. Veuillet.

Nous avons à l’époque renoncé à porter l’affaire sur la place publique, assuréEs que nous étions que la direction du syndicat préférait régler cette affaire lors des prochaines élections.

Comprenez notre surprise et notre écoeurement lorsque nous avons découvert que ces personnes étaient candidates, d’autant plus qu’au dernier conseil national, aucune liste de candidats ne nous avait été transmise, contrairement à l’habitude.

Tout s’oppose à ce choix extrêmement grave :

- qui est totalement contradictoire avec la défense correcte de R. Veuillet par le SNES au sein de l’intersyndicale.

- qui est en totale contradiction avec les prises de positions du bureau départemental du Gard, du congrès académique de Montpellier et des deux derniers congrès nationaux

- qui marque on ne peut plus clairement le soutien à des élues au titre du syndicat qui ont bafoué l’éthique syndicale et qui le revendiquent

- qui constitue un signe en direction d’une administration, qui ne veut pas rétablir Roland dans ses droits, malgré l’avis du conseil supérieur de l’Education et la preuve que l’administration avait décidé de recourir à la répression syndicale, avant même les faits qui lui sont reprochés.

C’est un choix qui discrédite notre syndicat au moment où il est frontalement attaqué par le ministre, où le paritarisme est profondément remis en cause, et où il est attendu sur sa capacité à faire pièce, avec le reste du mouvement syndical, à la généralisation de la répression comme réponse du gouvernement, des administrations, des patrons aux luttes contre la politique libérale (postiers, lycéens,...)

Un commissaire paritaire ne peut-être quelqu’un qui enfonce les personnels dans les instances où il est amené à siéger.
Un commissaire paritaire ne peut-être quelqu’un qui ne respecte pas les règles déontologiques de la défense des personnels et qui se joue des votes des instances démocratiques du syndicat.

La légitimité du syndicalisme représentatif est directement posée par de telles pratiques, et c’est la représentativité de tous les commissaires paritaires qui est de ce fait posée.

Nous demandons une mise au point urgente de la direction du SNES concernant ces trois candidatures ou qu’à défaut ces personnes se retirent.

A défaut de réponse rapide de votre part, nous serions contraintEs d’appeler publiquement à ne pas voter pour les listes de notre syndicat, chez les CPE aux niveaux national et de l’académie de Montpellier et de proposer aux commissaires paritaires Emancipation de démissionner.

Olivier Vinay, élu à la CA nationale du SNES, et Raymond Jousmet, responsable national.

ovinay@free.fr 06 20 55 57 61

raymond.jousmet@wanadoo.fr


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