Sa majesté Super Menteur, première racaille de France, a le cerveau de Jean-Marie

Chirac va mater les émeutiers, car il n’aime pas la concurrence.
lundi 14 novembre 2005

Chirac à la télé le 14 novembre : un vrai discours sécuritaire franchement répressif, avec des passages entiers manifestement soufflés par Le Pen. Quelques mesurettes démagogiques à bon marché, aucun changement de fond, et encore de scandaleux mensonges au sujet de l’école.

Voici comment Chirac a dressé son bilan : "Beaucoup a déjà été entrepris : les zones franches urbaines pour ramener de l’emploi dans les quartiers ; le plan de rénovation urbaine pour remplacer les barres et les tours par un habitat plus humain ; le plan de cohésion sociale pour lever un à un les handicaps dont souffrent les plus vulnérables ; des mesures fortes pour permettre aux familles surendettées de s’en sortir ; le contrat d’accueil et d’intégration. La loi sur l’école entre en application : elle donnera à chaque élève les moyens d’acquérir le socle des connaissances indispensables et permettra de lutter plus efficacement contre le fléau de l’illettrisme."

Avec la loi Fillon, avec "l’égalité des chances", les inégalités sociales seront démultipliées, la France comptera des millions d’exclu-e-s, de chômeuses, de chômeurs et de précaires supplémentaires, mais (progrès) tou-te-s sauront lire ! La loi Fillon est une des sources du problème, elle rend l’école et la société encore plus inégalitaires, et par une manipulation si commune aux professionnels de la politique, elle devient, dans la bouche de Chirac, la solution. Depuis 2003, les professionnel-le-s de l’éducation le répètent sur tous les tons, avec les parents d’élèves et les lycéen-ne-s. Les vrais casseurs sont au pouvoir ! Nous avons prédit les drames qui font aujourd’hui la "une" des journaux. Mais le pouvoir n’écoute ni la population, ni les acteurs de terrain. Il écoute le CAC 40 et les fachos.

Dans le même temps, le député-maire UMP de Draveil (Essonne), Georges Tron, a annoncé la suspension "immédiate" dans sa commune des aides sociales aux familles des fauteurs de troubles. Le ministre délégué à la famille, Philippe Bas, a, pour sa part, indiqué qu’une loi prévoyant une suspension des allocations familiales pour les parents qui n’exercent pas correctement leur fonction parentale était en cours "d’évaluation".

Et Le Pen, le modèle tous ces gens-là, affirme que "tout étranger résidant en France doit subvenir à ses besoins et ceux de sa famille". Pour lui les étrangers ne devraient recevoir "aucune autre aide sociale, celle-ci étant réservée de préférence aux Français, qui d’ailleurs les paient". Comme si les étrangers ne cotisaient pas, et ne payaient ni taxes ni impôts... Si Le Pen a perdu la présidentielle, ce sont bel et bien ses idées qui triomphent aujourd’hui.

Avec un président délinquant qui esquive la justice depuis des années, faut-il s’étonner de voir une partie de la jeunesse prendre modestement modèle ?

Ils ont déjà obtenu, en quelques jours, davantage d’attention qu’en des années de silence gentillet, de marche pour l’égalité et de SOS racisme. Et des promesses qui n’engagent que les naïves et les naïfs qui y croient encore.

Car sur le fond, quelques voitures brûlées ne changeront rien à la politique des racailles au pouvoir. Mais notre passivité non plus. Tou-te-s en grève contre la répression !


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