RESF : Compte-rendu réunion du 9 novembre 2005

vendredi 11 novembre 2005

Comme d’habitude compte rendu subjectif et en plus rapide qui ne reflète donc pas forcément la richesse des échanges. N’hésitez pas à compléter.

1) Suite au rassemblement sur le logement, réussi, (le rassemblement), la mairie de Lyon qui nous a reçus, avait demandé que nous lui présentions des dossiers de famille à loger. Nous avons plusieurs cas de familles en très grande difficulté sur Lyon, hébergement précaire ou insalubre, nous proposons que chaque collectif rédige un petit dossier, une page, résumant la situation de la famille : nom, composition de la famille, date d’arrivée en France, scolarisation des enfants, raisons qui empêchent le retour dans le pays d’origine, situation administrative et évidemment situation de logement. On peut joindre une lettre du collectif mettant en relief le danger que rencontrent ces enfants et le fait qu’il est intolérable de ne pas réagir face à ces situations.
Nous proposons de centraliser ces mini-dossiers pour les déposer collectivement à la mairie.
Il faut que les dossiers soient réalisés pour le dimanche 20 novembre au soir (reception par mail) pour que nous puissions en faire état le 22 novembre.

2) La circulaire Sarkosy, discussion animée sur la valeur à accorder à ce texte qui comporte à la fois des points d’appui pour nous mais aussi de très nombreuses restrictions. L’intégralité du texte est consultable sur le site du gisti :
Je résume :

a. Nous persistons bien sûr à exiger la régularisation pure et simple des familles seule solution simplement humaine qui permet de mettre un terme aux tribulations, à l’angoisse de ceux qui ont choisi de s’installer en France au prix de l’exil. Nous demandons donc des titres de séjour mention « vie privée et familiale ». Nous serons vigilants et nous ne cesserons que quand les familles seront réellement et définitivement à l’abri.

b. les aspects positifs ne seront appliqués que si nous maintenons et accentuons la pression des collectifs. Nous réclamons donc pour toutes les familles des autorisations provisoires de séjour (APS) de huit mois qui permettent de finir l’année scolaire, avec droit au travail pour permettre à ces familles de vivre. Penser à trouver des promesses d’embauche pour les parents.

c. Nous n’accepterons aucune décision d’APRF visant des familles, et bien entendu aucune mise en rétention. Nous dénoncerons immédiatement et avec une grande vigueur le double langage si de telles décisions devaient être prises par la préfecture.

d. Si des familles reçoivent des APS jusqu’à l’été, nous n’accepterons évidemment pas leur expulsion en juillet et nous resterons mobilisés comme nous l’avons été l’été dernier.

3) Soirée du 22 novembre 2005 : la mairie de Lyon nous donne l’occasion dans le cadre de la semaine des droits de l’enfant d’organiser une conférence dans un des salons de la mairie, titre de la conférence, enfants sans papiers, enfants en danger, donc dans le Salon des Anciennes Archives (prévu pour 150 à 200 personnes), de 18h30 à 20h30.
Nous sommes complètement libres de l’organisation de la soirée. C’est l’occasion de faire entrer les sans papiers là où ils ont toute leur place : sous les ors de la République. Nous cherchons donc à privilégier l’expression des familles de sans papiers.

Nous proposons le déroulement suivant : un grand moment d’expression des enfants et familles introduit par le film d’Elina qui est justement sur la douleur de l’exil et la galère des enfants et jeunes sans papiers.

Puis une intervention brève de l’avocate Odile Bellinga qui est spécialisée dans le droit des enfants et veut rendre visible le sort des enfants sans papiers qui sont souvent totalement transparents dans les procédures juridiques puisque ce sont leurs parents qui sont jugés ou expulsés en principe mais que les enfants trinquent même si on fait semblant de les ignorer. Puis la parole assez brièvement à des membres de collectifs parents d’élèves et milieu de l’éducation.

Enfin une conclusion en forme d’interpellation des autorités et des politiques pour régulariser définitivement les familles.

Il faut donc préparer tout ça. Qui veut prendre la parole ? Quel enfant ou jeune, quelle famille ? Il faut nous faire remonter des propositions, deux heures c’est court. On pourrait demander à tous les enfants de faire des dessins ou/et des textes sur ce qu’ils veulent exprimer. On pourrait envisager de s’en servir ensuite faire une brochure du genre mots d’enfants.

Nous aurons besoin qu’un groupe installe la salle, ceux qui peuvent vers 17 h, on recherche bonnes volontés. Nous rédigeons une invitation qui arrive rapidement.

4) Petit effort pour structurer le réseau à Lyon, nous mettons en place une légère coordination souple.
Cela permet qu’on ne soit pas seul(e)pour prendre des décisions entre deux réunions.

5) La Fidel organisation lycéenne nous propose de participer à une de leurs réunions pour agir sur des cas de jeunes sans papiers. Nous leur proposons le 26 novembre à 10 h. Qui veut venir ? La fidel participe au réseau national depuis peu.

6) A Villeurbanne, réunion le 18 novembre à l’école Antonin Perrin, pour tous les scolarisés de Villeurbanne sans papiers. 8 rue Antonin Perrin. Il faut mobiliser sur Villeurbanne, il y a de nombreux cas.

7) Elèves, Vaulx papiers ! qui rassemble les comités de Vaulx tiendra une conférence de presse le
Organisation d’une soirée solidarité et culture le 12 janvier 2006 à Vaulx (centre Charlie Chaplin) avec les Clés à Molette, réservez vos places 10 € à l’avance, et 12 € sur place, mais il risque de ne plus y avoir de places.

Prochaine réunion

le 30 novembre 2005 à 15 h,

5 place Bellecour, local de la ligue des droits de l’homme