Itinéraires SUD n°61 Mars-Avril 2009

vendredi 17 avril 2009

Edito

Mais qu’est-ce qu’on attend ?

Voici le titre de l’itinéraires Sud N°57 de Mai-Juin 2008. La mobilisation battait son plein, pensez-donc, 11500 postes que l’on nous supprimait, le bac pro 3 ans, la mise en concurrence des écoles, des établissements et des collègues, les heures supplémentaires que nous refusions et que l’on voulait nous imposer, la précarité toujours plus grande, le renforcement de la hiérarchie, la caporalisation de notre quotidien, la Base Elèves… Et puis... rien malgré la mobilisation !
Cette année, pour la deuxième fois consécutive, jamais les attaques contre le service public d’éducation n’ont été aussi grandes. Les mots d’ordre de l’an dernier n’ont pas changé ou presque. La situation empire, c’est tout : 13500 suppressions de postes pour cette année, la mise à mort des postes REP, des RASED, une aide individualisée qui stigmatise les élèves en difficulté mais ne solutionne rien (des heures sup’ dès 3 ans, la meilleure idée au monde après la camisole chimique et la Marseillaise au CP), les enseignants chercheurs et les présidents d’universités qui se réveillent et découvrent que finalement la LRU était un piège permettant à l’état de se dégager du financement de la recherche et de l’enseignement supérieur au profit des secteurs marchands…

Ces secteurs qui ont foutu l’économie par terre, ces secteurs qui licencient, ces secteurs que l’on engraisse à coups de fonds publics avant d’adresser l’addition au contribuable… lorsque les bénéfices explosaient, il n’y avait plus d’argent pour la SECU et les services publics. Maintenant que la crise est là, le voilà qui coule à flots pour sauver un système fou copains qui nous polluent la vie et la planète, mais qui paient les vacance sur les yacht de luxe. ace à ce désastre, les services publics et la protection sociale sont les seuls garants d’un peu d’égalité sur l’ensemble du territoire en matière de santé, d’éducation, de travail…

Alors, quel bilan intermédiaire des luttes de cette année ? Deux journées de grève générale plus tard et des mouvements durs outre mer gagnants, les confédérations syndicales se regardent le nombril en se félicitant de la mobilisation, mobilisation qui ne servira à rien si elle est sans lendemain. Syndicale Solidaires milite pour la construction d’un mouvement de grève générale et reconductible. Et que dire des syndicats majoritaires de l’éducation qui n’ont pas été capables d’appeler à des journées nationales d’action « éducation » depuis le mois de Novembre, alors que depuis Novembre les collègues s’organisent, les collectifs de lutte de la maternelle à l’université se fédèrent… Que dire du syndicat majoritaire du second degré dont les bureaucrates se demandent en OFF, « ce qu’ils iraient foutre dans ces collectifs ». La réforme du lycée telle qu’elle nous a été présentée est en train de rentrer par la fenêtre (on consulte et 115 lycées "expérimentent" la réforme la rentrée !), la bivalence pointe le bout de son nez via le socle commun, et sommes-nous assez sots pour croire que les 13500 suppressions de postes n’affectent que « très légèrement » le 2d degré ? Sud Education rhône refuse ces positions syndicales catégorielles à la petite semaine, et fait de son mieux pour soutenir l’action des collectifs : la lutte appartient à ceux qui la mènent : de la maternelle à l’université, nous sommes tous touchés !
Dormez donc braves gens, les dirigeants sauvent leurs copains, les bureaucraties syndicales sauvent leur leadership, les financiers et les actionnaires s’engraissent. Tout ça sur le dos de qui ? Non ne cherchez pas, dormez… Et si vous avez déjà tout de même une petite idée, alors rejoignez eite s dans les collectifs de la maternelle à l’université. Il y en a forcément un près de chez vous !


Documents joints

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