Ecole : halte au feu !

A qui profite la "violence à l’école" ?
samedi 9 septembre 2006

La droite organise volontairement la faillite du service public, pour mieux brader la scolarité au privé (écoles confessionnelles, boîtes de soutien scolaire, etc.). Nous ne sommes pas dupes !

SUD manifeste sa solidarité avec les élèves et la collègue qui ont été blessés par des tirs d’arme à feu survenus dans trois établissements scolaires différents à la rentrée 2006, et à l’ensemble des communautés éducatives concernées. Mais nous refusons catégoriquement que ces événements graves servent de prétexte pour renforcer l’école sécuritaire.

Renforcement du lien école/police, permanences de la gendarmerie ou de la police dans les établissements scolaires, policiers référents, vidéosurveillance... N’en jetez plus !

Avec la menace sur les prestations familiales, la note de vie scolaire, les bourses au mérite, les "centres éducatifs fermés", la prévention de la délinquance dès la maternelle, voici le grand retour de l’école caserne.

La loi Fillon renforce l’arsenal sécuritaire à l’école, et préfère les fausses solutions, la poudre aux yeux, plutôt que de prendre les problèmes à la racine.

Alors que les missions du personnel titulaire se multiplient et se complexifient, c’est à de jeunes précaires, sans expérience ni formation, souvent employés à temps très partiel, que l’on confie, de plus en plus, la surveillance des élèves. La sécurité des élèves et du personnel est volontairement bradée par le ministère.

Nous n’oublions pas que l’UMP a supprimé les surveillants (MI/SE) en 2003, contre l’avis général, et malgré une lutte dans laquelle SUD a pris toute sa place.

Pour SUD, la sécurité des élèves et du personnel passe par le renforcement du nombre de fonctionnaires titulaires employés à plein temps dans les établissements scolaires, formés et accompagnés, dans tous les corps de métiers. Le rétablissement du statut de MI/SE est aussi une revendication qui reste d’actualité pour nous.

L’aménagement des locaux et des abords des écoles, collèges et lycées est également primordial pour la sécurisation. Mais avec la décentralisation, les collectivités locales ne mettent pas toutes la priorité sur les questions scolaires. Dans le Rhône, la politique du Conseil Général en matière d’entretien et de rénovation des collèges de banlieue est scandaleuse. Elle relève clairement de la ségrégation sociale.

SUD proteste contre la mise en place, pour cette rentrée, de la note de vie scolaire, qui fera baisser la moyenne des élèves remuants, obérant ainsi leurs espoirs d’orientation scolaire et leur avenir professionnel, et qui valorisera les élèves les plus dociles. L’école ne formate pas les enfants à la soumission, elle doit prendre en charge l’ensemble de leurs difficultés, avec les parents, et en partenariat avec d’autres professionnels s’il le faut. Cette prise en charge passe aussi par la sanction éducative, lorsqu’elle est nécessaire.

Nous appelons les collègues à tout faire pour éviter la mise en place de cette note de vie scolaire, et si elle s’applique, à faire pression pour que tous les élèves obtiennent 20/20. Professionnels, élèves, parents, résistons ensemble à l’école caserne.

Voir l’article du Monde consacré aux trois tirs


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