Darcos, Sarkozy : en 2009, allez vous faire " voir chez les grecs " ???

Grèce, Italie, France et ailleurs, en 2009 : l’hiver sera chaud...
vendredi 19 décembre 2008

SUD éducation apporte son soutien à toutes celles et tous ceux, dans ce pays, qui relèvent enfin la tête contre la casse des services publics en général, et de l’Education Nationale en particulier. Le mouvement qui s’amplifie en France présente certaines similitudes avec ceux qui ont éclaté ailleurs, car les politiques libérales se développent dans toute l’Europe et au-delà. Partout, la jeunesse, les salarié-e-s, les précaires, les privé-e-s d’emploi, les retraité-e-s ont raison de s’unir et de construire la riposte.

Les parents d’élèves ont raison de se mobiliser contre ces fausses réformes qui ne servent qu’à habiller les restrictions budgétaires et les suppressions de postes, entraînant la baisse dramatique de la qualité du service public. Le pouvoir veut opposer usager-e-s et fonctionnaires, n’entrons pas dans ce jeu, renforçons le front commun.

Etudiant-e-s et lycéen-ne-s ont raison de manifester leur colère et leur inquiétude concernant leur avenir. L’école devrait être le plus puissant des ascenseurs sociaux, pour nous permettre d’en finir avec la misère. Aujourd’hui déjà, l’école renforce les inégalités sociales qu’elle devrait combattre. Si les "réformes" passent, demain, ce sera pire.

Les professionnel-le-s s’engagent, chaque jour plus nombreuses/eux, dans une lutte durable qui prend des formes multiples et nouvelles. SUD encourage chacun-e à renforcer les collectifs de lutte qui s’organisent dans de nombreux secteurs, mènent les luttes de terrain de manière autonome et efficace et multiplient les actions en tous genres. Nous encourageons aussi une meilleure coordination des initiatives locales.

Les préavis de grève de notre fédération couvrent tou-te-s les collègues. Nous invitons, en particulier, les collègues du premier degré à déposer des intentions de grève pour tous les jours : ça n’oblige pas à faire grève, mais ça en laisse la possibilité.

SUD apporte en particulier son soutien aux collègues désobéisseuses/eurs, et appelle l’intersyndicale à se réunir pour organiser un soutien et une protection unitaire. L’action non-violente, si elle est organisée et massive, sera bien plus efficace que les grèves de 24 heures que les bureaucraties syndicales continuent à proposer. Ces journées nous semblent dépassées : elles démobilisent les collègues et discréditent l’action syndicale. Il est temps de frapper plus fort.

Pour SUD et notre union SOLIDAIRES, c’est un mouvement de grève interprofessionnel massif et reconductible qui constitue le meilleur moyen de fédérer et d’amplifier toutes les initiatives actuelles, dont la diversité est une richesse. A Lyon, SUD lycéen, SUD étudiant, SUD recherche et SUD éducation travaillent ensemble.

Le pouvoir aux abois a choisi la répression. SUD demande la fin des poursuites pour les manifestant-e-s arrêté-e-s ces derniers jours, en particulier à Lyon. Nous condamnons les violences policières, et l’usage de moyens dangereux (flashballs et autres) qui, loin de calmer la colère, risquent de faire monter la violence.

Notre colère doit permettre de construire une société meilleure, et non pas seulement de détruire des biens ou d’agresser des personnes. Nous savons que les débordements seront utilisés pour discréditer le mouvement, et renforcer l’arsenal répressif. Nous savons donc que le pouvoir a intérêt à ce que des débordements se produisent, et serait capable de les organiser en sous-main.

Le mouvement doit donc se structurer pour s’amplifier, durer et résister aux pressions. Nous appelons, en particulier, les collègues des lycées et du supérieur à accompagner leurs élèves ou étudiant-e-s dans les manifestations : ne les laissons pas seul-e-s face aux violences policières.

Dans un contexte de verrouillage politique de nombreux médias, nous condamnons également les atteintes à la liberté d’informer, en particulier la destruction de photos prises par un journaliste, cette semaine à Lyon, en marge du mouvement lycéen.

Au-delà de la démission de Xavier Darcos, seul un virage complet dans les orientations politiques du gouvernement pourrait apaiser notre colère légitime. Dans un contexte de crise profonde, générale et durable, les services publics et la protection sociale doivent être renforcés. En donnant la priorité aux banquiers, aux financiers, aux grands patrons, aux gros actionnaires et aux plus riches, au détriment de la population et de la jeunesse, Sarkozy cherche l’affrontement, et joue la politique du pire.


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